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Romain au Marathon du Mont-Blanc
42km - 2600D+
P1060281
 
Arrivée à Chamonix vendredi 28 juin vers 15h00... direction le centre ville pour assister aux premières arrivées du 80 km... magique cette ambiance, ça donne aussi des idées ! 
Direction les dossards puis les magasins, il y a de quoi faire !
En compagnie de Céline on monte quelques lacets sous le télécabine pour voir passer le km vertical. Impressionnant d’être en bas de cette montée infernale !!! (ca donne aussi des idées)
On attend avec impatience Killian Jornet que tout le monde attend et qui s'élance en dernier puis on redescend pour manger, comme par hasard mon frangin arrive à Chamonix au moment d'’aller manger 

En sortant du resto vers 22h00, on continue à assister à l’'arrivée des coureurs du 80 km... ça fou des frissons tous ces applaudisements, ces encouragements et cette ambiance. Ca donne carrément envie de courir. C'’est magique ! 

Le lendemain matin le temps est exécrable (pluie et froid) mais avec mon frère on part quand même assister au départ du cross puis on se rend sur le parcours en stop et là on est vraiment efficaces : on est embarqué à la 3° voiture à l'’aller et à la 1° au retour... On rentre ensuite à Cham faire un peu les magasins... 

Dimanche matin, c’'est enfin notre tour. 2000 dossards distribués, ça en fait du monde sur cette petite et mythique place où sont jugées les arrivées de l'UTMB et ses courses. On retrouve JP sur la ligne de départ.  Il fait beau mais un peu frais. J’ai un peu d’'appréhension car je n'’ai pas couru des masses ces deux dernières semaines, j’'ai eu une baisse de motivation après le Duath’long de Cambrai (pour rappel 7 km càp - 60 vélo - 14 c à p ... temps des 21 km càp : 1h34) et je mise sur la fraicheur physique... On s'’installe tranquillement en milieu de peloton. Le départ est donné. On marche jusqu’'à l’arche puis ça se fluidifie. 

Au bout de quelques kilomètres JP s'’arrête, on lève un peu le pied pour l'’attendre mais il ne reviendra jamais, j’'apprendrais à l’'arrivée qu'’il était dans un mauvais jour. Je dis à mon frangin de faire sa course pour qu'’il ne regrette rien. Il s’'échappe, je ne le reverrai qu’'à l'’arrivée. Je profite un max de l’'ambiance, du décor et fais attention où je mets les pieds.. effectivement ça fait (trop ?) longtemps que je n'’ai pas eu d’entorse ... 

Le temps passe vite. Arrivent Argentière, puis Montroc, j' vois Céline et un fan club improvisé à qui je laisse mes affaires du départ (buff, gants et manchettes). Je continue tranquillement et se profile déjà le ravito de Vallorcines. Je prends le temps de bien me ravitailler en vue de la montée vers le col des posettes. L'ambiance est vraiment intense : encouragements des spectateurs, groupe de musique et cadre exceptionnel. Si les premières centaines de mètres sont embouteillées, je me fais plaisir à dépasser sur le reste de la montée. Une fois au col je reste cloué par le panorama, je profite du musicien sur le pick up, refait le plein en eau et c’'est reparti, on continue à monter jusqu’à l'aiguille puis c’est parti pour le pire moment de la course : une descente bien techniquee et surtout ses escaliers. Affreux, on me double de tous les cotés. Puis le chemin devient moins pentu et je me fais enfin plaisir dans quelques virages sur le bas de la descente. On traverse 2 ou 3 villages qui sont magnifiques. les montagnes en fond donnent des décors de carte postale.  Je suis ensuite pris d'’une crampe sur l’'arrière de la cuisse droite, je m’'étire, elle passe mais reviens aussitot. J’'enlève alors le manchon de compression et elle disparait par magie. En arrivant au ravito de Trélechamp, je retrouve mon assistance technique (Céline), je lui donne alors ma paire de manchons. Je prends encore et toujours le temps de boire et de remplir le camel bag. Le chemin reprend un peu d'’altitude et c'’est mieux ainsi, je suis vraiment plus à l'’aise dans les montées que les descentes. J’'ai adoré la montée sur la Flégère où je prends encore le temps de bien me ravitailler et c’est la dernière "ligne droite", on touche au but. 

Encore un ou deux passages techniques (des marches qui font au moins 50 cm de haut !!!) et on aperçoit l’'arrivée qui parait si proche. Les spectateurs sont là, une haie d’'honneur se forme, des applaudissements, des cris, Céline se met à courir à coté de moi,  et la ligne d’'arrivée est franchie. On se croirait dans les étapes de montagne au Tour de France. 

Quel pied cette course !!!!!! Prêt à resigner pour la prochaine édition.... mais d'’ici là j’'espère user mes semelles sur d'’autres trails montagneux (en perpective : trail du Galibier, Gap en cimes où mon frangin sera le "régional" de l'étape)

Je retrouve le frérot qui m'’annoce son temps : 4h58 et une 118° position !!!!!
Pour ma part c'est 06h13 et 543 °
Peu de courbatures au réveil le lendemain mais après 7 heures de route, je suis bien cassé et les cuisses n'’ont pas trop apprécié la position assise.
Romain.
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